Papa ou Maman : une comédie décapante ?!

Par Daly B.

      A la demande d’une amie, nous sommes allées au cinéma voir Papa ou maman réalisé par Martin Bourboulon. J’avais vu la bande annonce il y a quelques temps et le film m’avait l’air pas mal.

Affiche du film Papa ou maman*Résumons l’histoire : Florence et Vincent Leroy sont en couple depuis une quinzaine d’années. Tout leur sourit ou presque ! Ils ont une jolie maison, trois « merveilleux » enfants (les pires marmots dont on peut rêver selon moi), un beau métier : lui est obstétricien alors qu’elle est ingénieure. Seule ombre au tableau, ils ne s’aiment plus et souhaitent un divorce à l’amiable. Tout se passe bien jusqu’à ce que tous les deux obtiennent une opportunité professionnelle en or. Va alors débuter une guerre entre eux où tous les coups seront permis pour éviter d’avoir la garde des enfants.

     Le film reflète assez bien certaines relations ado-parents. En effet, les adolescents sont tout ce qu’il y a de plus horribles : « pourris gâtés », insolents à souhait, … bref infects avec des adultes totalement laxistes et dépassés. Lorsque la guerre est déclarée pour éviter que les enfants ne les choisissent, les parents deviennent détestables et font des choses absolument loufoques que seul un esprit détraqué peut faire. L’humour grimpe donc crescendo et très vite nous voyons les barrières générationnelles voler en éclat ainsi que les rôles s’inverser. Les adultes deviennent complètement immatures (scènes du paintball, de la soirée, du bar à strip-tease, de la grand-mère, …) alors que les enfants ne les comprenant plus se responsabilisent. Je dois bien avouer qu’il y a longtemps que je n’avais pas autant ri en regardant un film. Papa ou maman est une comédie décapante où on ne s’ennuie pas, portée par deux formidables acteurs, Laurent Lafitte et Marina Foïs dont le duo fonctionne à merveille.

     Même si ce n’est pas forcément le genre de film pour lequel je paye actuellement (très peu pour moi les films français au cinéma), j’ai passé un agréable moment. Le divorce est un sujet sensible qui a bien su être exploité et détourné des clichés habituels. Celui qui a dit qu’on ne pouvait pas rire de tout est un sacré menteur.

Avez-vous vu ce film ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

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50 shades of Grey : “Hot” or not ?

     Qui dit contre Saint-Valentin, dit soirée entre filles ! Nous en avons donc profité pour aller voir 50 shades of Grey (50 nuances de Grey en français) afin de nous faire notre propre opinion concernant le film.
Petit résumé rapide (pour ceux qui n’auraient toujours pas entendu parler du phénomène d’E.L. James) : Anastasia Steele, étudiante en littérature anglaise peu sûre d’elle doit remplacer son amie malade et aller interviewer Christian Grey, magnat de la finance. Et là, c’est le coup de foudre sauf que notre cher milliardaire a des pratiques sexuelles particulières. Il se considère comme dominant, « sans cœur », à des années lumières du romantisme et est loin de se douter que mademoiselle Steele est vierge. Nous voulons laissons donc imaginer la relation complexe qui va naître entre ces deux personnages.

*Avis de Daly B. (ayant lu le livre) :
50 shades of grey Je n’ai pas encore terminé la trilogie d’E.L James mais j’ai souhaité lire le tome 1 avant d’aller voir le film. Je ne sais pas si j’ai bien fait dans le sens où j’ai bien senti qu’il y avait un énorme manque. Certains passages qui méritaient leur place ont été zappés alors qu’ils permettaient de mieux comprendre la psychologie des personnages. Dès le début du film, très vite apparaît la scène de l’interview comme pour le livre, ce qui nous permet de découvrir deux personnages aux univers très éloignés. Ce passage qui est l’un des moments clés de l’histoire a quelque peu été raté. J’ai trouvé la scène particulièrement incommodante et manquant de naturel au départ. Est-ce du au doublage français qui était pourri ?! Je ne sais pas mais j’espère voir le film en version originale pour m’en faire une autre idée. Cela dit, on se met quand même facilement à la place d’Ana et on arrive à ressentir la gêne qu’elle éprouve. Il faut dire que comme dans le livre Christian Grey se montre intimidant et charismatique. Tout le long du film, Jamie Dornan a su endosser ce rôle avec brio, tantôt froid et dominant, tantôt espiègle avec son magnifique sourire énigmatique. On retrouve dans son jeu une certaine complexité qui malheureusement n’a pas été assez développée par la réalisatrice.
Quant à Dakota Johnson, elle incarne parfaitement Anastasia Steele. Elle a un charme naturel, de plus son côté candide et cruche provoque de bons moments de rigolade. Par contre, le mordillage de lèvres était un peu trop cliché à mon goût, il y en avait à la pelle, ce qui à force le rendait peu crédible. Ce qui manquait aussi c’était le caractère plus affirmé de l’héroïne, Ana a bien plus d’honneur et de fierté dans le livre.
Concernant le manque d’alchimie que beaucoup de personnes ont souligné, je ne l’ai absolument pas ressenti. Comme dans ce qui est censé apparaître à l’écrit comme à l’écran, on retrouve à certains moments beaucoup de complicité et à d’autres de la distance (n’oublions pas que ce cher dominant est atteint d’haptophobie).
Finalement, je sais ce que vous voulez savoir à tout prix : Ce film était-il « hot » ? Je dois dire que les scènes de sexe ont bien été filmées. Il y a de jolis plans et on ne tombe jamais dans le vulgaire. Cela doit bien représenter dix bonnes minutes du film, ce qui est très peu pour une adaptation de deux heures je vous l’accorde surtout que dans le livre le sexe correspond à la moitié de l‘histoire. Mais il s’agit là d’un film grand public donc c’est censé quand même rester assez « soft ». Néanmoins, on retrouve sensualité et bestialité quand il en faut. Ne pensez pas voir du BDSM, il n’y en a pas. Si c’est que vous aimez ou si vous attendez des scènes fortement explicites, vous serez déçus alors tournez-vous plutôt vers des films pornographiques qui sauront vous satisfaire.
Ce film est donc loin d’être un navet comme on cherche à nous le faire croire. Si vous aimez les romances tordues et que vous craquiez sur Jamie Dornan dans Once upon a time (rôle du chasseur dans la saison 1) ou dans The Fall (rôle de Paul Spector, le serial killer), il saura vous charmer de nouveau et vous baverez comme moi du début à la fin. Quant à la bande son, elle est juste extraordinaire. Beyoncé nous offre deux morceaux très sensuels : « Haunted » et le remix de « Crazy in love ». D’autres chansons comme « Love me like you do » d’Elie Goulding, « Earned it » de The Weeknd ou encore « One last night » de The Vaults, … permettent de donner plus d’amplitude à certaines scènes. Bref, j’ai aimé et j’assume !

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*Avis d’Anna B. (n’ayant pas lu le livre) :

50 shades of grey 2Pour ma part, je suis allée voir le film sans avoir lu les livres et je partais avec de gros aprioris :
1. Quand le livre est sorti, j’entendais que c’était du « mummy porn » donc j’imaginais que c’était plutôt basé sur des personnages assez ordinaires et plutôt coincés mais apparemment c’était l’écriture qui était critiquée en fait…
2. Avant d’aller voir le film, j’ai eu la bonne idée de lire des critiques, bien sûr toutes négatives ! « Aucune alchimie entre les deux acteurs », « c’est soft par rapport aux livres », etc.
Mais je me suis quand même laissée tenter et le verdict pour moi est que ce film m’a plu et m’a donné envie de lire les livres pour connaitre la suite !
Je ne connaissais pas du tout l’histoire , je savais juste qu’il y avait des extraits érotiques… Hé oui, j’ai réussi à ne rien savoir sur ce livre malgré l’ampleur du phénomène. Et pourtant je ne vis pas enfermée chez moi sans télévision
Dès le début du film, on sent la tension entre les deux personnages et on ressent le malaise d’Anastasia lors de sa première rencontre avec Christian. Donc la critique au niveau de l’alchimie des acteurs est forcément biaisée par ce qu’a voulu transmettre l’auteure dans ses livres. Donc cette critique est injustifiée puisqu’ils ont réellement joué les rôles des deux personnages !
Par contre, si vous pouvez, il vaudrait mieux le voir en VOSTF je pense, car cette scène est vraiment mal doublée je trouve. On dirait que les acteurs jouent très mal (effet qui s’estompe au fil du film heureusement).
Par rapport à l’histoire, je ne la connaissais pas mais on ressent l’effet de « Twilight » sur l’auteure des livres :la tension entre les deux personnages, la gêne, l’effet « fuis moi je te suis » etc.
Sinon les acteurs sont convaincants et Jamie Dornan est vraiment intimidant et vraiment très très sexy. Je doutais un peu du jeu de Dakota Johnson mais elle s’en sort plutôt pas mal. Je sais que ce n’est pas l’avis de celles et ceux qui ont lu les livres. Je me ferai un nouvel avis après les avoir lus.
Conclusion : Allez le voir si vous n’avez pas lu les livres avant et si vous ne connaissez pas l’histoire.
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Êtes-vous allé voir 50 shades of Grey ? Qu’en avez-vous pensé ?

Tara Sue Me, L’apprentie (vol. 3), 2014

Tara Sue Me - L'apprentie*Résumé : Nathaniel West, le jeune et brillant PDG de West Industries, est un esprit rigoureux, à cheval sur ses principes et bien décidé à imposer sa loi – en particulier aux femmes qu’il met dans son lit. Mais Abby, sa nouvelle soumise, entend bien modifier les règles du jeu. Ce qui a commencé comme un simple week-end de plaisir devient vite une histoire d’amour passionnée avec cet homme qui connaît chaque parcelle de son corps et jusqu’au tréfonds de son âme.
Mais le comportement énigmatique de son amant trouble profondément la jeune femme, qui sait que le seul moyen de gagner la confiance de Nathaniel est de se soumettre pleinement et dépasser ses propres inhibitions. Pour l’entraîner vers une relation plus intime, elle va d’abord devoir le laisser pénétrer son jardin secret, où personne n’est jamais entré avant lui… (Amazon)

*Mon avis : J’ai débuté ce troisième volume avec un peu d’appréhension. Je me demandais comment l’auteure allait pouvoir développer l’histoire sachant que le premier tome nous offrait déjà une « happy ending » et je dois dire que j’ai été agréablement surprise. Les deux personnages sont toujours aussi captivants et il est intéressant de découvrir la manière dont ils tentent de concilier vie sentimentale et relation de domination-soumission.

Contrairement aux ouvrages précédents, les deux points de vue s’alternent, ce qui permet d’appréhender de façon très différente la plongée au cœur de l’univers SM. Comme au début de leur relation, seuls les week-end sont réservés à l’apprentissage d’Abigaïl. Celle-ci doit travailler sur sa confiance en son maître et sur sa peur de le décevoir alors que lui doit apprendre à gérer ce qu’implique une relation amoureuse. On pénètre ainsi un peu plus dans leur intimité où on découvre des jeux sexuels plus corsés, ponctués par la présence de nouveaux personnages tout aussi agréables que dans les volumes précédents, notamment le couple d’ami de Nathaniel qui doit réapprendre à s’organiser après la venue d’un bébé et surtout Jonah, adorable soumis qui se prend d’affection pour Abby. A travers leur apprentissage, on s’immisce au sein de la communauté BDSM avec les réunions, soirées et finalement on se rend compte qu’on est loin d’un univers dénué d’émotion et que ce ne sont rien d’autres que des êtres humains en proie à des envies, des doutes et qui cherchent surtout à s’accepter tels qu’ils sont.

J’ai vraiment apprécié cette suite qui m’a permis d’en apprendre davantage sur l’univers BDSM même si ça reste assez subjectif. Ce livre n’est ni moralisateur, ni trash et permet simplement de réfléchir sur ce qu’implique ce type de relation.

A découvrir et à lire sans modération !

Daly B.

Tara Sue Me, Le dominant (vol. 2), 2014

Tara Sue Me - Le dominant*Résumé : Nathaniel West ne perd jamais le contrôle. En tant que PDG de West Industries, il affirme son autorité tout au long de la journée, et, la nuit, il exerce avec la même rigueur ses talents de dominant entre les quatre murs de sa chambre.
Il n’est pas dans ses habitudes d’avoir pour partenaire des jeunes soumises « débutantes », mais avec Abigaïl King, il décide de déroger à la règle. Il devient vite accro au mélange de naïveté et de volonté de la jeune femme, et est bien déterminé à s’attacher ses services exclusifs.
Mais quand le jeune milliardaire s’aperçoit que ses sentiments évoluent, il réalise qu’il doit également faire preuve de confiance envers sa partenaire – et peut-être lui révéler des secrets qui pourraient ébranler les fondements de leur relation. (Amazon)

*Mon avis : Je dois dire que j’ai été un peu déçue. Je pensais qu’il s’agissait de la suite du premier volume et au bout de quelques lignes, je me suis rendue compte que je relisais exactement la même histoire. Seul le point de vue changeait.
J’ai toutefois trouvé intéressant le fait de découvrir les pensées de Nathaniel et de se mettre ainsi dans la peau du dominant. C’est une manière différente d’aborder la relation SM, autrement que sous l’angle de la soumise comme c’est malheureusement souvent le cas. Le problème c’est que Nathaniel ne m’a pas paru aussi froid et déterminé que dans le premier tome. Je me suis retrouvée face à un personnage plus vulnérable et sujet à de nombreuses incertitudes, ce qui m’a quelque peu déstabilisée.
Même si je me suis ennuyée en le lisant, cet ouvrage permet tout de même de compléter certains passages assez mal explicités et des interrogations laissées en suspens quant à certaines actions de notre cher dominant. Mais selon moi, cela ne méritait pas l’écriture d’un livre entier. Il aurait été plus judicieux à bien des égards d’écrire un premier volume plus consistant avec les impressions croisées des deux personnages principaux.

A lire ou à laisser de côté !

Daly B.

Tara Sue Me, La soumise (vol. 1), 2014

Tara Sue Me - La soumise*Résumé : A New York, Nathaniel est connu comme le jeune et brillant PDG de West Industries, mais Abby connaît son secret : c’est aussi un « dominant » séduisant et expérimenté à la recherche d’une nouvelle « soumise ». Impatiente d’explorer un monde de plaisirs qui la sortira de sa routine, la jeune libraire propose ses services à Nathaniel. Après un seul petit week-end, elle sait qu’elle en veut plus. Nathaniel est tout à la fois un Maître exigeant et un gentleman, mais bien que maître de son corps, il reste froid et distant. Abby parviendra-t-elle à percer sa carapace ? Elle devra pour que leur relation évolue apprendre à vivre dans un monde de pouvoir et de passion, où elle risque bien de se perdre corps et âme. (Amazon)

*Mon avis : Ce livre me faisait envie depuis un moment. Lisant de temps à autre des ‘fanfictions’ érotiques, je me suis dite qu’il serait bien de me plonger réellement dans des romans aboutis. J’avais dans l’idée de débuter par la trilogie Fifty Shades d’E.L. James mais je n’ai pas pu m’y résoudre à force d’entendre des « C’est trop commercial ! », « Ce n’est pas de la vraie littérature ! », « C’est trop niais, pas vraiment dans l’esprit SM ! », « C’est pour les ménagères de plus de 50 ans qui n’y connaissent rien ! » et j’en passe et des meilleures…

J’ai finalement cédé à la trilogie de Tara Sue Me et n’ai pas été déçue. Le premier tome nous entraîne dès les premières pages au cœur du sujet. On est loin des rencontres hasardeuses. Notre héroïne, Abby King, jeune bibliothécaire connaît très bien le penchant dominateur de Nathaniel et postule pour être sa soumise alors que c’est un monde qui lui est totalement inconnu. Mais pourquoi a-t-elle pris une telle initiative ? Pourquoi lui qui recherche une personne expérimentée la choisit-il ?

On découvre un dominant froid, indifférent, en accord avec le rôle qu’il tient. A contrario, Abigaïl nous apparaît ingénue, peut-être trop mais elle n’a pas froid aux yeux et assume son côté débridé. La rencontre entre les deux personnages est fascinante. Nathaniel met en place des règles et se montre implacable si elles ne sont pas suivies. Il se montre dur ce qui donne beaucoup de matière à l’histoire. J’aime énormément le fait qu’il y ait une certaine part de mystère, on ne s’immisce pas dans une histoire d’amour toute faite. De plus, les scènes de sexe sont bien écrites, elles sont crues, intenses et dévoilent une progression dans la formation de soumise d’Abby. Pas forcément adepte des tortures physiques, j’ai apprécié le côté SM soft loin d’être traumatisant.

En revanche, j’ai trouvé à certains moments l’écriture de l’auteure trop mécanique et peu naturelle. J’aurais également voulu que la psychologie des principaux protagonistes soit davantage travaillée avec peut-être plus de détails concernant leur passé. Hormis ces points négatifs, l’histoire est tellement prenante que les pages s’enchaînent à une allure démesurée, rythmées par les allées et venues de personnages secondaires super attachants.

Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment les histoires d’amour tordues.

Daly B.